"Passer notre amour à la machine"
Alain souchon
Deux ans et je me décide enfin à t'écrire , il m'auras fallu du temps pour comprendre que tu ne voulais pas partir , que tu voulais rester à mes cotés mais que tu pouvais pas refuser de pouvoir réaliser ton rêve .New York , tu te rends compte? Il y'a deux ans , tout c'est arrêté, pour certain ce n'est pas une longue période , mais à l'adolescence , c'est une éternité . Tu sais , j'ai pas réellement changé , j'aime autant les jus d'abricot , je danse encore dévêtu sous la pluie, je dors toujours en caleçon avec mon nounours, mon rire que tu aimais tant continu a transmettre ma joie de vivre et à ta grande exaspération : je continue à parler aux plantes , aux animaux et à mon masque africain. Non , je te mentirais , je ne suis plus le même , j'ai beaucoup changé , trop changé depuis que tu n'es plus la .J'ai d'abord cherché dans de nombreux lits , la chaleur de ta peau , l'envoûtement de ton odeur , la tendresse parsemant tes caresses , rien n'y fait je n'ai jamais rien trouvé . J'ai bu pour oublier , bu jusqu'à en tomber , mais a mon réveil ma douleur été toujours plus présente et un sentiment d'idiotie m'envahissait . J'ai consumé de nombreuse cigarettes et autre pour oublier , sans effets . Alors j'ai été jusqu'à frôler l'overdose avec des substances dures , en parlant d'overdose , tu dois être au courant de celle de Paul , un héros à l'héro . Je cherché une destruction , mon autodestruction. J'aurais plus facilement pu me priver de nourriture , d'eau et d'oxygène , que me passer de toi. Tu reste mon paradoxe , mon antinomie . J'ai rêvé de toi cette nuit , j'attendais ton retour sur la falaise , comme ces femmes de pêcheur qu'on croise dans les contes , admirant la mer depuis le banc ou on s'est embrassé pour la première fois. Puis , grâce à toute mes prières , tu apparus et me racontas la vie que tu as mené à voyager aux quatre coins du monde , tu me dis que tu n'as jamais cessé de penser à moi , pas une seule seconde. Puis , on irai chez toi , dans ton petit chalet près de la mer , ce chalet ou on a passé tant de temps a parler , a rigoler , a s'aimer. On ferai l'amour sur du Gainsbourg , près de la cheminé , comme si c'été la première fois , notre première fois. Oui , se sera comme ça quand tu reviendras , si tu reviens , si tu me reviens.
"Rien ne pouvait m'ateindre vraiment quand il était la , rien ne me touche depuis qu'il n'est plus la "
Pascal Sevran , la vie sans lui